L'éthanol
L'éthanol d'origine agricole est fabriqué à partir de plantes riches en sucre (betterave, canne à sucre) ou en amidon (céréales telles que blé ou maïs).
En France, la betterave et le blé sont les principales ressources utilisées pour la production d'éthanol.
La réglementation européenne a longtemps limité l'incorporation d'éthanol dans les essences à un taux maximum de 5% volume. Ce taux est porté à 10% par la révision de la Directive européenne sur la qualités des carburants (SP95-E10)
Cependant, la présence d'éthanol dans les essences impose des précautions particulières en terme de logistique pour éviter l'apparition d'un phénomène appelé démixtion : en présence d'une faible quantité d'eau (fond de cuve, réservoir), l'éthanol se sépare de l'essence et se retrouve dans la phase aqueuse. De plus, l'éthanol provoque une augmentation de la volatilité de l'essence. Ceci nécessite le recours à une base carburant adaptée pour respecter les spécifications de l'essence finie.
Un mélange riche en éthanol a été mis sur le marché français en 2006. Baptisé superéthanol ou E85, il contient jusqu'à 85% d'éthanol mais ne convient qu'à des véhicules spécialement adaptés, appelés « Flex Fuel ».
L'ETBE (éthyl tertio butyl ether)
L'éthanol peut être utilisé sous forme d'ETBE, produit résultant de la synthèse de l'éthanol avec une base pétrolière issue des raffineries : l'isobutylène. L'ETBE contient 49,75% en masse (47% en volume) d'éthanol combiné sous forme chimique. La réglementation européenne autorise son incorporation dans les essences à un taux maximum de 15% en volume, porté à 22% par la révision de la directive européenne sur la qualité des carburants (SP95-E10).
L'incorporation de l'ETBE présente les avantages suivants : pas de problème de volatilité, un gain d'indice d'octane élevé, une parfaite tolérance à l'eau donc un atout logistique évident.
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Les voies de demain
Actuellement, seules les voies traditionnelles sucrières et amylacées (à base d'amidon) sont utilisées au stade industriel pour produire de l'éthanol.
D'ici quelques années, on pourra obtenir de l'éthanol à partir de la cellulose extraite de paille, de bois ou de tiges de végétaux. Ce procédé consiste en une conversion biologique de la biomasse par hydrolyse enzymatique en composants fermentescibles. L'éthanol obtenu selon cette voie, appelé « éthanol cellulosique », est en tous points comparable à l'éthanol issu des procédés traditionnels. Ses caractéristiques et ses propriétés sont strictement identiques.