Contribution à la réduction des gaz à effet de serre
Sous l'angle de la préservation de l'environnement, les biocarburants présentent l'intérêt de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le transport. Certes, à l'échappement d'un véhicule, un biocarburant ne pollue pas moins qu'un carburant d'origine pétrolière. En revanche, les biocarburants peuvent réduire les émissions globales de CO2, principal gaz à effet de serre.
En effet, le CO2 rejeté lors de la combustion du biocarburant ne vient pas augmenter le stock présent dans l'atmosphère, puisque les biocarburants sont fabriqués à partir de plantes qui ont absorbé du CO2 pendant leur croissance, par un processus appelé synthèse chlorophyllienne. Dans la mesure où le biocarburant n'a pas nécessité, pour la culture même de la plante et sa transformation en biocarburant, une quantité d'énergie fossile équivalente à celle qu'il contient, le bilan global, du champ à la roue, entre rejet et consommation de CO2 est favorable au biocarburant.
Variable d'un biocarburant à l'autre, le bilan CO2 est fonction des matières premières utilisées et de leurs modes de culture.
Ainsi, d'après une étude réalisée par le JEC en mars 2007, l'éthanol de betterave permet de réduire les émissions globales de CO2 de 34% par rapport à celles de l'essence, l'ester méthylique de colza de 45% par rapport à celles du gazole. L'éthanol de canne brésilien affiche un résultat excellent (87%), notamment grâce au fait que la majorité de la partie non alimentaire de la plante est utilisée comme combustible pour l'étape de transformation de la plante en éthanol, ce qui minimise le recours aux énergies fossiles.

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